Aujourd’hui à Montréal le mercure à l’extérieur frôle les moins six mille degrés. C’est pourquoi j’ai envie de vous parler de ce que j’aurai sur le dos lorsque la température sera davantage similaire à celle de Punta Cana qu’à celle de Kuujjuarapik. Cet été on nous promet des vêtements dans l’esprit des années 60-70, aux couleurs éclatantes et aux silhouettes romantiques et féminines, et je les attends avec impatience. À tout le moins, H&M partage mon enthousiasme et a mis en valeur cette tendance dans sa collection estivale. Il ne fait aucun doute que ma penderie sera bien garnie de rose et de robes!

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Le groupe Arcade Fire n’a pas seulement attiré mon attention cette année qu’avec son plus récent album. En naviguant sur divers blogues de design, je tombe régulièrement sur des affiches réalisées pour les divers concerts du groupe à travers le monde. Ai-je besoin de préciser qu’elles sont toutes plus hallucinantes les unes que les autres? Ma favorite demeure celle-ci, une création du studio Invisible Creature. Le visuel a été inspiré par la chanson City with no Children, une de mes préférées de l’album The Suburbs.


Avec le recul, je dois admettre que l’année 2010 a été excessivement fertile en coups de coeur musicaux. Des artistes que j’appréciais déjà ont fait le bonheur de mon ouïe avec un nouvel album encore meilleur que le précédent, alors que des musiciens dont j’ignorais l’existence il y a à peine un an jouent désormais en boucle sur mon iPod. Je vous invite à découvrir le top 6 (parce que je n’ai su me limiter à 5) de mes albums favoris de la dernière année.

06. Janelle Monae, The ArchAndroid
Son premier album a pratiquement fait l’unanimité, et la jeune chanteuse me compte aussi parmi ses adeptes. 18 chansons aux sonorités soul, hip-hop et funk que j’aimerais vraiment voir transposées sur scène.
The ArchAndroid - Janelle Monáe
05. Broken Bells, Broken Bells
J’était déjà fan de The Shins alors l’association entre le chanteur James Mercer et Danger Mouse, un producteur hip-hop, a rapidement attiré mon attention en début d’année.
Broken Bells - Broken Bells
04. Arcade Fire, The Suburbs
J’étais présente lors de leur spectacle surprise dans un stationnement de Longueuil au mois de juin et j’ai passé les deux mois suivants à attendre leurs nouvelles compositions, qui ne m’ont franchement pas déçue.
The Suburbs - Arcade Fire
03. Vampire Weekend, Contra
Le groupe a prouvé cette année que le succès de leur premier album n’était pas le fruit du hasard. Joyeux mélange de sonorités africaines et occidentales, Contra s’est avéré être un parfait antidote aux journées grises.
Contra (Bonus Track Version) - Vampire Weekend
02. Kanye West, My Beautiful Dark Twisted Fantasy
Je craque rarement pour des artistes hip-hop, mais Kanye West demeure une exception dans ma bibliothèque musicale, dont je suis fan depuis The College Dropout. Son dernier album est une synthèse parfaite de tous les autres, un chef d’oeuvre où chacune des pièces fonctionnent autant individuellement que dans leur ensemble. À voir: le chanteur rajoute une ligne à son C.V. avec la réalisation du court-métrage Runaway.
My Beautiful Dark Twisted Fantasy - Kanye West
01. The Black Keys, Brothers
On y est, c’est aux Black Keys que revient l’honneur d’avoir joué le plus dans mon iPod cette année! J’en suis assez surprise d’ailleurs, car je n’avais pas vraiment accroché sur leurs (nombreux) albums précédents. On retrouve sur Brothers leur habituel son blues/rock rugueux en plus de nouvelles mélodies d’inspiration pop et vintage.
Brothers (Deluxe) - The Black Keys

J’ai gravement flanché pour le bungalow d’Emily Walker, une employée du magazine Canadian House & Home. Ne tirant que le meilleur des 900 pieds carrés de sa demeure, la designer allie à la perfection tout ce que j’affectionne dans un intérieur: motifs graphiques, accents colorés, luminaires surdimensionnés, objets vintage et touches contemporaines. Un festin pour mes yeux!


Pour en voir plus, c’est par ici.

Ça y est, la saison des Fêtes vient officiellement de me rentrer dedans. La raison? Je nage en plein délire de cartes de Noël. Lorsque nous avons eu à créer notre première carte il y a quelques années, Gen et moi débordions d’enthousiasme. On voyait à la base ce projet comme une occasion idéale d’enfin sortir des habituelles commandes au look corporatif, mais avec l’expérience je peux vous affirmer que ça vire toujours en cauchemar apocalyptique. C’est le seul projet où il est absolument impossible de faire consensus et qui génère les commentaires les plus violents, car les références culturelles de chacun sur le temps des Fêtes varient énormément. Dans ce contexte, j’essaie de créer quelque chose qui me plaît (et qui plaît à mes patrons) d’abord, et tant pis pour les rabat-joie. En plus, cette année l’illustration sur laquelle je travaille est en parfaite harmonie avec le déluge de flocons qui sévit depuis deux jours.

Vous voulez aussi voir ce que l’on a pondu l’an dernier? Ça se trouve ici.

Ne vous faites pas d’idées, ce n’est pas un billet sur l’homme qui partage ma vie. Ce titre réfère plutôt à la ménagère qui sommeille en moi. J’ai une réelle obsession pour le rangement, et je m’endors régulièrement en feuilletant la section penderies, bibliothèques et classeurs du catalogue Ikea. À la grande surprise de certains membres de mon entourage qui s’imaginent qu’une graphiste doit obligatoirement vivre dans le chaos, allez savoir pourquoi. Outre le rangement, une de mes tâches domestiques favorites est le repassage. Oubliez la tisane ou le bain, lorsque je vis une période d’anxiété, rien ne vaut une montagne de chemises froissées. Vous comprendrez donc que je puisse rêver secrètement d’un endroit similaire à ceux-ci où je pourrais abuser sans gêne de mon fer à repasser:


Via Vedum, une entreprise (quelle surprise) suédoise.


Faisons, si vous le voulez bien, un retour sur une de mes fêtes préférées de l’année: l’Halloween. Oui, c’est ultra commercial et ça ne s’adresse en théorie qu’aux enfants, mais c’est l’occasion parfaite pour moi, sugar addict extrême, de consommer une quantité excessive de suçons et de barres de chocolat tout en prétextant qu’ils étaient à la base destinés à mes voisins. Parlant de voisinage, mon coin du 450 est probablement l’endroit où l’on retrouve le plus d’enfants déguisés au mètre carré le soir du 31 octobre. Si je souhaitais fournir à la demande toute la soirée, je devrais sans aucun doute hypothéquer ma maison. Bien que la plupart de mes visiteurs étaient on ne peut plus mignons, certains auraient besoin d’une leçon de savoir-vivre et/ou d’un coup de pied au cul. Par exemple, j’ai ouvert ma porte à une mère et à son bébé d’environ 3 mois à moitié endormi dans une poussette. 3 MOIS! God, il ne boit même pas au biberon et pour une raison nébuleuse ses parents ont cru que ce pourrait être une bonne idée de lui donner une gomme à chiquer entre deux tétées. Ou encore, ces enfants n’ayant même pas pris la peine de se costumer ou qui croient qu’une tuque rayée constitue un déguisement crédible. Et enfin, que dire des grands ados de 16 ans qui poussent les plus jeunes pour être les premiers à sonner à ma porte…

J’ai été agréablement surprise lors du spectacle de Vampire Weekend au Métropolis en septembre dernier. Non, la surprise ne venait pas du fait que le groupe est phénoménal sur scène. Ça, je m’en doutait franchement déjà. Le quatuor était particulièrement en forme et mes tympans ont rarement été aussi satisfaits. Ceci dit, revenons à la surprise. Elle est venue en première partie, laquelle était assurée par les Dum Dum Girls, un groupe constitué de cinq filles basées à Los Angeles qui fait dans le indie/rock. Mettez de côté tous vos préjugés sur les girls band, on est ici loin des Spice Girls et autres Pussycat Dolls. Leur son s’apparente plutôt à celui de groupes dans le genre de The Vaselines et de The Breeders. En plus de produire des mélodies accrocheuses, les demoiselles en question ont un look du tonnerre. Elles sont arrivées sur scène en blazers de cuir, jolies robes vintage, collants à motifs et talons hauts. Je ne dirais pas non à une visite dans leur studio… ou dans leur garde-robe!

J’ai un gros, je dirais même un énorme coup de foudre pour l’identité visuelle d’Antarctic Voice, réalisée par le studio Astronaut Design. Par leur utilisation judicieuse de couleurs, de textures et d’éléments graphiques, les designers sont parvenus avec élégance et intelligence à évoquer l’atmosphère glaciale de cette région du globe. Et que dire du logo, d’une simplicité étonnante mais rudement efficace et évocateur.


Via The Best Part

Tout a commencé par un cadeau: un ensemble de vaisselle verte. Je dis verte mais si je voulais être précise je dirais chartreuse, le nom « scientifique » de ce jaune-vert vif. Petit à petit, des fauteuils aux vases en passant par la céramique, les tapis, les accessoires de cuisine et les murs de mon entrée, ce vert a envahi mon intérieur. Et comme la majorité des magasins de déco sont actuellement remplis d’objets de cette couleur, j’ai beaucoup de difficulté à tenir ma résolution de ne plus jamais laisser entrer de pièces vertes dans la maison. Évidemment, je redoute le jour où j’en aurai marre et où je devrai revoir ma déco au grand complet. Pour l’instant, pas besoin de chercher bien loin pour constater que j’ai visiblement beaucoup de difficulté à me sortir ce pigment d’entre les deux oreilles: