Archives de la catégorie La nostalgique en moi

Mon cerveau a continué à tourner après la rédaction de mon dernier billet. Car maintenant que je sais que le retour en force des mini-sac à dos approche, j’ai peur. Peur des autres tendances hideuses propres à cette décennie qui pourraient revenir me hanter. Par exemple:

Les bracelets slap
Vous vous souvenez de ces bracelets? Ces pièces de métal flexibles recouvertes d’une sorte de tissu cheap qui, lorsqu’on les frappait contre notre bras, se courbaient et prenaient la forme d’une chose ressemblant vaguement à un bracelet… Ils ont fini par être bannis de mon école primaire mais leur son a définitivement fait partie de la trame sonore de l’an 1991.

Les t-shirts Hypercolor
Vous savez, les fameux chandails thermosensibles qui changeaient de couleur comme par magie… Mes parents n’ont jamais voulu m’en acheter un, et aujourd’hui je ne peux faire autrement que les remercier. À quoi bon mettre en vedette sa transpiration à l’aide de taches en deux tons?


Les jupes-shorts
Short en crise d’identité ou jupe bipolaire? Quoi qu’il en soit, ce vêtement était rudement pratique lorsque l’on souhaitait souligner notre féminité sans avoir à mettre nos bobettes en vedette en jouant au ballon-chasseur.

Le mascara pour cheveux
Sérieusement? De loin le concept le plus ridicule. Pour une raison obscure, s’enduire les cheveux d’un liquide gluant et coloré était considéré comme une bonne idée à la fin des années 90.


Je n’avais pas fait de coming-out auparavant, mais je suis secrètement maniaque du design « mid-century ». Secrètement parce que Monsieur P., qui est loin de partager mon enthousiasme, me force à constamment freiner mes envies de transformer ma maison en hommage à Eero Saarinen. Comme ce n’est pas bien de réprimer ses envies, je fantasme régulièrement sur le blogue The Mid Century Modernist, où j’ai repéré le bureau où je rêve de travailler. Du orange! Des lampes suspendues! Un espace ouvert! Pas de doute, on se croirait dans Mad Men. J’admets que tout est beaucoup trop parfait et coordonné, mais on est loin des murs, cloisons et planchers gris de mon espace de travail actuel. L’image provient d’une pub pour le détaillant Steelcase, parue dans l’édition de novembre 1964 du magazine Fortune.

Ce n’est un secret pour personne (pour mes proches du moins): j’ai un faible pour tout ce qui est vintage, kistch ou rétro. C’est pourquoi mon niveau d’excitation est monté d’un cran lorsque j’ai découvert, sur le site de Smashing Magazine, un répertoire d’une quantité considérable de liens remplis de petits trésors d’un autre temps. Un must, si vous êtes atteints de la même obsession.