Archives de la catégorie La designer d’intérieur en moi


J’ai enfin terminé de décorer le royaume de ma future princesse! Moi qui voulait à tout prix éviter le cliché du rose, je dois admettre avoir lamentablement échoué. Au départ, j’imaginais un décor unisexe: murs gris, accents de couleur colorés et illustrations d’oiseaux. Inutile de préciser que j’ai dû mettre mes intentions de côté lorsque j’ai craqué pour un ensemble de literie au motif de tulipes… roses. À partir de là, je n’ai eu d’autre choix que d’assumer. Contre toute attente je suis très satisfaite du résultat, en partie parce que j’ai gardé en tête mon idée originale d’une pièce moderne aux couleurs vibrantes.


Si je disposais d’un compte en banque illimité, je claquerais mon fric sur la boutique en ligne de la marque danoise Ferm Living, où l’on trouve un joyeux mic-mac de papiers peints, de décalques murales, de coussins et autres objets déco. Je vous mets au défi de trouver ne serait-ce qu’un seul article qui ne soit pas digne d’intérêt. Et comme je suis actuellement à la recherche de quoi meubler la chambre de ma future progéniture, je ferais une razzia dans la section pour enfants, question que son domaine soit aussi génial que celui-ci:

ou celui-là:

J’ai gravement flanché pour le bungalow d’Emily Walker, une employée du magazine Canadian House & Home. Ne tirant que le meilleur des 900 pieds carrés de sa demeure, la designer allie à la perfection tout ce que j’affectionne dans un intérieur: motifs graphiques, accents colorés, luminaires surdimensionnés, objets vintage et touches contemporaines. Un festin pour mes yeux!


Pour en voir plus, c’est par ici.

Ne vous faites pas d’idées, ce n’est pas un billet sur l’homme qui partage ma vie. Ce titre réfère plutôt à la ménagère qui sommeille en moi. J’ai une réelle obsession pour le rangement, et je m’endors régulièrement en feuilletant la section penderies, bibliothèques et classeurs du catalogue Ikea. À la grande surprise de certains membres de mon entourage qui s’imaginent qu’une graphiste doit obligatoirement vivre dans le chaos, allez savoir pourquoi. Outre le rangement, une de mes tâches domestiques favorites est le repassage. Oubliez la tisane ou le bain, lorsque je vis une période d’anxiété, rien ne vaut une montagne de chemises froissées. Vous comprendrez donc que je puisse rêver secrètement d’un endroit similaire à ceux-ci où je pourrais abuser sans gêne de mon fer à repasser:


Via Vedum, une entreprise (quelle surprise) suédoise.

Tout a commencé par un cadeau: un ensemble de vaisselle verte. Je dis verte mais si je voulais être précise je dirais chartreuse, le nom « scientifique » de ce jaune-vert vif. Petit à petit, des fauteuils aux vases en passant par la céramique, les tapis, les accessoires de cuisine et les murs de mon entrée, ce vert a envahi mon intérieur. Et comme la majorité des magasins de déco sont actuellement remplis d’objets de cette couleur, j’ai beaucoup de difficulté à tenir ma résolution de ne plus jamais laisser entrer de pièces vertes dans la maison. Évidemment, je redoute le jour où j’en aurai marre et où je devrai revoir ma déco au grand complet. Pour l’instant, pas besoin de chercher bien loin pour constater que j’ai visiblement beaucoup de difficulté à me sortir ce pigment d’entre les deux oreilles:

Comme je respecte les goûts virils de l’homme de la maison, j’essaie d’y aller mollo avec la déco trop flyée, vintage, rose ou fleurie. Par contre, comme je suis une fana de tissus aux motifs colorés, il est difficile de m’empêcher d’en utiliser un peu partout. Par contre, ce qui devait être agréable (la recherche de tissus) s’est vite avérée être une quête désespérante… Impossible de trouver quoi que ce soit pour quiconque n’ayant pas le goût de tante Gertrude. Heureusement que j’ai découvert Amy Butler, qui réalise les plus beaux tissus que j’aie vu depuis longtemps. Un seul coup d’oeil sur son site suffit pour être conquise… Ou conquis tiens, c’est peut-être pas juste mon homme qui croit que la virilité d’un homme se mesure par la quantité de rose dans sa maison… Je trouve vraiment que ses motifs ajoutent juste ce qu’il faut de couleur et de fraîcheur à ma piaule. Rien qui ne se compare à la sienne par contre, qui vaut vraiment le coup d’oeil.


Je n’avais pas fait de coming-out auparavant, mais je suis secrètement maniaque du design « mid-century ». Secrètement parce que Monsieur P., qui est loin de partager mon enthousiasme, me force à constamment freiner mes envies de transformer ma maison en hommage à Eero Saarinen. Comme ce n’est pas bien de réprimer ses envies, je fantasme régulièrement sur le blogue The Mid Century Modernist, où j’ai repéré le bureau où je rêve de travailler. Du orange! Des lampes suspendues! Un espace ouvert! Pas de doute, on se croirait dans Mad Men. J’admets que tout est beaucoup trop parfait et coordonné, mais on est loin des murs, cloisons et planchers gris de mon espace de travail actuel. L’image provient d’une pub pour le détaillant Steelcase, parue dans l’édition de novembre 1964 du magazine Fortune.