Archives de la catégorie La banlieusarde en moi

Ne vous faites pas d’idées, ce n’est pas un billet sur l’homme qui partage ma vie. Ce titre réfère plutôt à la ménagère qui sommeille en moi. J’ai une réelle obsession pour le rangement, et je m’endors régulièrement en feuilletant la section penderies, bibliothèques et classeurs du catalogue Ikea. À la grande surprise de certains membres de mon entourage qui s’imaginent qu’une graphiste doit obligatoirement vivre dans le chaos, allez savoir pourquoi. Outre le rangement, une de mes tâches domestiques favorites est le repassage. Oubliez la tisane ou le bain, lorsque je vis une période d’anxiété, rien ne vaut une montagne de chemises froissées. Vous comprendrez donc que je puisse rêver secrètement d’un endroit similaire à ceux-ci où je pourrais abuser sans gêne de mon fer à repasser:


Via Vedum, une entreprise (quelle surprise) suédoise.

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Faisons, si vous le voulez bien, un retour sur une de mes fêtes préférées de l’année: l’Halloween. Oui, c’est ultra commercial et ça ne s’adresse en théorie qu’aux enfants, mais c’est l’occasion parfaite pour moi, sugar addict extrême, de consommer une quantité excessive de suçons et de barres de chocolat tout en prétextant qu’ils étaient à la base destinés à mes voisins. Parlant de voisinage, mon coin du 450 est probablement l’endroit où l’on retrouve le plus d’enfants déguisés au mètre carré le soir du 31 octobre. Si je souhaitais fournir à la demande toute la soirée, je devrais sans aucun doute hypothéquer ma maison. Bien que la plupart de mes visiteurs étaient on ne peut plus mignons, certains auraient besoin d’une leçon de savoir-vivre et/ou d’un coup de pied au cul. Par exemple, j’ai ouvert ma porte à une mère et à son bébé d’environ 3 mois à moitié endormi dans une poussette. 3 MOIS! God, il ne boit même pas au biberon et pour une raison nébuleuse ses parents ont cru que ce pourrait être une bonne idée de lui donner une gomme à chiquer entre deux tétées. Ou encore, ces enfants n’ayant même pas pris la peine de se costumer ou qui croient qu’une tuque rayée constitue un déguisement crédible. Et enfin, que dire des grands ados de 16 ans qui poussent les plus jeunes pour être les premiers à sonner à ma porte…

Si quelqu’un m’avait dit que la banlieusarde était à l’avant-garde en matière de mode et de tendances, je ne l’aurais pas cru. Car lorsqu’avec mes amis je me lance dans une tirade sur les travers de la banlieue, je ne peux m’empêcher de me moquer des (nombreuses) habitantes de mon patelin qui arborent fièrement une relique des années 90: le mini sac à dos. Besoin d’un rafraîchissement visuel? Alors voici:


Jamais de ma vie je n’ai vu autant de ces sacs que dans un autobus faisant la liaison Chambly-Montréal, d’où provient d’ailleurs l’image ci-haut. Je n’ai jamais compris cette mode, pas plus aujourd’hui qu’en 1994. À mon avis, seuls les moins de 12 ans (lire ici: les ENFANTS) devraient être autorisés à porter un sac à dos format réduit. Car ils sont habituellement couverts de portraits en gros plan de Justin Bieber ou Hannah Montana. C’est pourtant simple: vous grandissez, votre sac à dos, non. Enfin.

Vous comprendrez donc ma stupéfaction quand j’ai découvert ceci dans la rubrique « tendances d’automne » du site Polyvore:


Évidemment. Le mini sac à dos. Tante Gertrude réjouis-toi, tu seras peut-être bientôt en vedette sur the Sartorialist.

Laissez-moi verser une larme.


Parlant du 450, Gu et moi avons célébré cette fin de semaine le premier anniversaire de notre déménagement. Évidemment, habiter une maison ne se compare en rien aux microscopiques appartements qui m’ont hébergée au fil des ans. Devenir propriétaire apporte son lot de bonheur. Mais aussi de surprises. Voici mes sages conseils à l’intention de ceux qui souhaitent faire le grand saut:

  • Peu importe à quel point vous appréciez votre nouveau chez-vous, dites-vous bien que ce ne sera peut-être pas le cas pour tout le monde. Mon chat par exemple, a déserté la place pour de bon trois jours après son arrivée.
  • Bien entendu, les imprévus seront au rendez-vous. Jamais je n’aurais cru me retrouver avec une piscine au sous-sol une semaine après avoir emménagé, gracieuseté de l’ancienne propriétaire qui ne savait pas que l’on doit couper l’entrée d’eau du boyau extérieur avant l’hiver. Je la blâme à moitié, je n’y aurait pas pensé non plus.
  • Faire une liste, aller au Ikea et en ressortir avec le contenu exact de sa liste relève de l’intervention divine. Même si l’on y va avec l’idée de n’acheter qu’un paquet de boulettes suédoises, on n’en sort jamais avec une facture en bas de 200$.
  • Oubliez le mariage et les enfants, le vrai test de la viabilité d’un couple est le magasinage de meubles. Trop mou, trop brun, trop cheap, trop gros: il y a toujours quelque chose qui cloche. Par contre, quand on trouve, c’est l’apothéose. Et on passe au suivant…

Malgré tout, un an plus tard, je peux affirmer sans me tromper qu’il n’y a rien de mieux que de posséder son propre nid…

  1. Un pissenlit sur ton parterre t’irrite autant qu’un bouton sur le nez.
  2. Entre le boulevard Taschereau et les boutiques sur Sainte-Catherine, tu choisis le boulevard Taschereau.
  3. Ton livre de chevet est une brochure de pavé uni.
  4. Tu dépenses plus d’argent chez Botanix que chez Zara.
  5. Tu passes tes vendredis soirs chez Costco.

Et oui, je parle par expérience personnelle.

Snif.


Une amie qui me veut du bien m’envoie ce lien, qui me dirige vers une étude réalisée par la Fondation des maladies du coeur selon laquelle ma santé cardiaque serait désormais menacée:

Le Bulletin de santé annuel des Canadiens et des Canadiennes, publié par la Fondation des maladies du cœur, bat en brèche le mythe qui veut que vivre à la campagne ou en banlieue soit meilleur pour la santé. Le tout premier rapport de la Fondation portant sur la différence entre la vie urbaine et périphérique indique clairement que la population canadienne dépendante de l’automobile fait beaucoup moins d’activité physique et court un risque beaucoup plus élevé d’embonpoint et d’obésité.

et ça continue:

Selon la Fondation, chez les personnes vivant en banlieue, dans les petits centres et en milieu rural, ce faux sentiment de sécurité pourrait leur imposer de plus grands risques de maladies cardiovasculaires et d’accident vasculaire cérébral qu’aux citadins.

De quoi me faire regretter mon 4 1/2 dans Rosemont, vraiment…