Archives mensuelles de septembre, 2010

Mon cerveau a continué à tourner après la rédaction de mon dernier billet. Car maintenant que je sais que le retour en force des mini-sac à dos approche, j’ai peur. Peur des autres tendances hideuses propres à cette décennie qui pourraient revenir me hanter. Par exemple:

Les bracelets slap
Vous vous souvenez de ces bracelets? Ces pièces de métal flexibles recouvertes d’une sorte de tissu cheap qui, lorsqu’on les frappait contre notre bras, se courbaient et prenaient la forme d’une chose ressemblant vaguement à un bracelet… Ils ont fini par être bannis de mon école primaire mais leur son a définitivement fait partie de la trame sonore de l’an 1991.

Les t-shirts Hypercolor
Vous savez, les fameux chandails thermosensibles qui changeaient de couleur comme par magie… Mes parents n’ont jamais voulu m’en acheter un, et aujourd’hui je ne peux faire autrement que les remercier. À quoi bon mettre en vedette sa transpiration à l’aide de taches en deux tons?


Les jupes-shorts
Short en crise d’identité ou jupe bipolaire? Quoi qu’il en soit, ce vêtement était rudement pratique lorsque l’on souhaitait souligner notre féminité sans avoir à mettre nos bobettes en vedette en jouant au ballon-chasseur.

Le mascara pour cheveux
Sérieusement? De loin le concept le plus ridicule. Pour une raison obscure, s’enduire les cheveux d’un liquide gluant et coloré était considéré comme une bonne idée à la fin des années 90.

Si quelqu’un m’avait dit que la banlieusarde était à l’avant-garde en matière de mode et de tendances, je ne l’aurais pas cru. Car lorsqu’avec mes amis je me lance dans une tirade sur les travers de la banlieue, je ne peux m’empêcher de me moquer des (nombreuses) habitantes de mon patelin qui arborent fièrement une relique des années 90: le mini sac à dos. Besoin d’un rafraîchissement visuel? Alors voici:


Jamais de ma vie je n’ai vu autant de ces sacs que dans un autobus faisant la liaison Chambly-Montréal, d’où provient d’ailleurs l’image ci-haut. Je n’ai jamais compris cette mode, pas plus aujourd’hui qu’en 1994. À mon avis, seuls les moins de 12 ans (lire ici: les ENFANTS) devraient être autorisés à porter un sac à dos format réduit. Car ils sont habituellement couverts de portraits en gros plan de Justin Bieber ou Hannah Montana. C’est pourtant simple: vous grandissez, votre sac à dos, non. Enfin.

Vous comprendrez donc ma stupéfaction quand j’ai découvert ceci dans la rubrique « tendances d’automne » du site Polyvore:


Évidemment. Le mini sac à dos. Tante Gertrude réjouis-toi, tu seras peut-être bientôt en vedette sur the Sartorialist.

Laissez-moi verser une larme.


Je vous présente mon colocataire le plus poilu, mon chien Jazz. Mieux connu sous son pseudonyme: Cockapoo. Ne pas lire ici Cacapoo comme certains l’ont fait, il y a tout de même certaines limites au scatologisme. Le surnom vient plutôt de sa race, un mélange de cocker et de poodle. Ceci étant dit, comme la photo ci-haut en témoigne, l’emploi du temps du Cockapoo est extrêmement rempli et stressant (tousse tousse). Voilà donc pourquoi j’ai pensé qu’un weekend de vacances à se la couler douce dans un endroit conçu spécialement pour la gent canine lui ferait le plus grand bien. J’ai ainsi découvert l’hôtel Muzo, où l’on n’est pas admis à moins de n’avoir que wouf ou miaou comme vocabulaire. Enclos intimes et climatisés, gym intérieur et extérieur, nourriture raffinée et salon de toilettage ne sont qu’exemples parmi tant d’autres de ce qui attend mon clébard à cet endroit. Je pourrais également terminer sa retraite en gâtant son fin palais par une visite chez Evive, rue Rachel, où la propriétaire cuisine des petits plats à base de produits locaux tout en boudant les produits chimiques et les agents de conservation. Exagéré? À peine…


Il y a longtemps que je ne me suis pas confessée dans les interwebs. Alors voici mon aveu: j’aime les français. Vous pouvez même tous les mettre dans le même panier: hommes, femmes, gros, laids ou moustachus, vous venez de France, alors je vous aime. Ce qui me fait craquer? Leur humour, leur allure, leur accent, même leur côté chiant mais surtout : leurs expressions. Vous voulez me faire rire comme une baleine? Venez me parler. Votre discours à lui seul vaut bien des spectacles de Louis-José Houde. Pour votre bon plaisir, j’ai ici une liste non-exhaustive d’expressions lancées par la French Connection du bureau qui ont fort bien dilaté ma rate :

  • avoir la gniaque/avoir la pêche (être en forme)
  • ça craint (c’est louche)
  • se faire entuber (se faire avoir)
  • avoir les dents du fond qui baignent (avoir trop mangé)
  • ça va chier des bulles (ça va barder)
  • être rond comme une queue de pelle (être saoul)
  • avoir le feu au lac (être pressé)
  • être fêlé du bocal (être stupide)
  • c’est la fin des haricots (c’est la catastrophe)
  • pleuvoir comme vache qui pisse (pleuvoir à boire debout)
  • avoir la pétoche (avoir peur)
  • faut pas pousser mémé dans les orties (il ne faut pas abuser)

Tu reconnais que la maternité occupe une bonne partie de ton quotidien quand ton news feed Facebook est constitué à 90% de photos de bébés, de ventres, de seins, d’écographies et de suivis en temps réels des derniers gazouillements de William, Océane et Archibald (serais-je la seule à penser que c’est un prénom qui irait mieux à un hamster?). Tu le réalises aussi quand tu passes beaucoup trop de temps sur les blogues de bedaine, au risque d’en oublier tes besoins essentiels (lire ici manger/dormir). Bon, ce n’est pas aujourd’hui que je vais entrer dans les détails de la raison de cette obsession soudaine. Par contre, j’ai quand même envie de partager ce que j’ai découvert sur l’un de ceux-ci, soit une perle de campagne publicitaire:


Me likey.


J’aimerais bien que Paul Rand aie une connexion directe avec mes neurones. Car parfois, j’aimerais bien qu’elles cessent de chercher à tout prix l’originalité au profit de 1) boucler un contrat et 2) rendre le client heureux. Ça m’éviterait de nombreuses prises de tête!