S’il y a une chose qui d’année en année revient avec le printemps, c’est bien la production du rapport annuel de la firme pour laquelle je travaille. Bien que j’en suis (déjà) à ma troisième édition, cette fois-ci quelque chose a changé. J’ai lu la section financière. Tous les graphistes qui ont eu à travailler sur un rapport annuel connaissent les crampes au pouce et à l’index causées par une overdose de copy-paste de charabia et de chiffres qui doivent o-bli-ga-toirement être alignés à la virrrguuuuuule (excusez ma rage refoulée). Donc, ce qui m’a fasciné dans cette lecture, ce n’est pas de découvrir à combien s’élèvent les liquidités et ressources en capital pour la période du 25 mai au 31 décembre, que non. Ce sont les quelques expressions qui, une fois sorties de leur contexte, me semblent fort étranges. Par exemple:

  • Le porteur de parts sans contrôle
  • Le post-pape
  • La croissance organique
  • Les parts diluées
  • Les parts subordonnées
  • Les immobilisations corporelles
  • Les flux de trésorerie
  • Les créances douteuses
  • Les capitaux propres

(J’aime particulièrement le dernier. Quelqu’un a déjà lavé des capitaux sales?)

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